Pire que la mort : vivre sans vivre

Pire que la mort: vivre sans vivre.
Impatiences, agitation des jambes, décharges électriques, besoin impérieux de marcher, impossibilité de rester assis ou couché, sommeil dégradé, nuits d'éveil, journées somnolentes, isolement social, épuisement, envie de mourir ...

jeudi 20 avril 2017

Un traitement à problèmes


Une monstrueuse énergie

Peut-on lutter contre ce besoin de bouger? Peut-on par la volonté rester immobiles?
Autant qu'on peut arrêter une explosion nucléaire.
Certains comparent la sensation à un tube de dentifrice qu'on presse, qu'on presse... sans libérer de sortie pour la pâte sur-compressée.
Ou encore à Tchernobyl, une réaction nucléaire enfermée sous un sarcophage en béton.
Ou un monstre qui vous dévore les jambes.
Donc une monstrueuse énergie, bloquée dans les jambes, puis dans tous les muscles, qui ne peut se libérer et pousse et tire dans tous les sens... L'accompagner dans cette folle agitation est le seul moyen de ne pas exploser.

Le rôle de la dopamine

La dopamine est un neurotransmetteur, c'est-à-dire une molécule qui transmet des informations entre les neurones. Quand sa production ou sa circulation est altérée, la communication entre les neurones se fait mal.
Lors de la maladie de Parkinson, on note une destruction de certains récepteurs dans des neurones dits dopaminergiques, qui contrôlent les mouvements du corps. Ceci provoque les tremblements caractéristiques de la maladie de Parkinson. Des médicaments permettant la synthèse de dopamine peuvent alors être employés pour limiter ces symptômes.
La dopamine est libérée par notre cerveau lors d'expériences que celui-ci associe au plaisir, et en particulier lors de la consommation de drogues. Elle joue donc un rôle dans les addictions, mais elle est aussi liée à l'amour, et au plaisir sexuel.
La dopamine sert à renforcer des comportements tels que l'alimentation et joue un rôle dans la motivation en fonctionnant sur une sorte de système de récompense. Cette molécule est également impliquée dans certains plaisirs abstraits comme écouter de la musique .
La dopamine est le précurseur de l'adrénaline et de la noradrénaline. Les personnes ayant un taux élevé de dopamine auraient davantage tendance à poursuivre des conduites dites « à risque » ou à rechercher ces situations (dont l'usage de « stupéfiants », les jeux de hasard ou les paris)
Elle affecte le mouvement musculaire, la croissance des tissus, le fonctionnement du système immunitaire. Elle intervient dans la sécrétion de l’hormone de croissance.
Chez l’homme, la baisse d’activité des neurones dopaminergiques d’une certaine région du cerveau (l’axe substance noire - striatum) entraîne une diminution du mouvement spontané, une rigidité musculaire et des tremblements. C’est la maladie de Parkinson.
On trouve une activité dopaminergique basse dans les dépressions de type mélancolique, caractérisées par une diminution de l’activité motrice et de l’initiative, une baisse de la motivation. A l’inverse, les produits, les activités qui procurent du plaisir, comme l’héroïne, la cocaïne, le sexe, activent certains systèmes dopaminergiques. Ainsi, les médicaments qui augmentent la dopamine, comme la L-Dopa ou les amphétamines, augmentent aussi l’agressivité, l’activité sexuelle, et l’initiative.

Le déficit de dopamine joue sur les mouvements, extensions, flexions des muscles.
Cela se traduit dans le SJSR (Syndrome des Jambes Sans Repos) par un besoin irrépressible de tendre et détendre les muscles, essentiellement des jambes, mais de tout le corps à un certain stade. Besoin qui se soulage par des mouvements volontaires (marche, sport, etc...) ou involontaires.
Ces "impatiences" (les muscles ne supportent pas l'inactivité) se déclenchent tout particulièrement au repos, station assise prolongée, et nuit bien sûr.
Une nuit de sommeil d'un seul jet, c'est un doux rêve inaccessible.
Pire : ces mouvements involontaires provoquent des micro-réveils dont on n'a même pas conscience. C'est à dire que quand on pense avoir peu dormi, en fait, on a encore moins dormi que ce qu'on croit.
Pire encore, le sommeil paradoxal est rongé par ces micro-réveils. Lui aussi est un doux rêve.
Bien entendu, la qualité de la veille est épouvantable, on a toujours sommeil, on n'est jamais reposé, on ne se repose jamais.
Et petit à petit, le sommeil est rongé, la vie est rongée.
Les conséquences sociales sont terribles, le silence qui l'entoure nous stigmatise "Tu n'as pas honte de te plaindre, alors qu'il y en a qui ont de VRAIES MALADIES?" (des cancers, vous l'avez compris).

Un cancer du sommeil

On ne les appelle pas cancer, en effet, on les a même profondément ignorées, méprisées, les gens se sont vus rudoyés, sermonnés, psychanalysés.
Parkinson et Sclérose en plaque sont maintenant reconnues comme des maladies terribles. D'autant qu'on en meurt.
On ne meurt pas de Willis Ekbom (jambes sans repos). Avec la fibromyalgie, c'est une des dernières graves maladies neurovégétatives pour lesquelles on est encore rudoyés, sermonnés, psychanalysés.
Mais si on n'en meurt pas... On n'en vit pas non plus.
On n'en guérit pas, elle s'aggrave avec l'âge (mais on ne le dit pas trop, faut pas trop accabler non plus la médecine qui l'a tant négligée.
Les perspectives sont terrifiantes...

Et si elle ici le nom impropre de cancer, c'est qu'elle vous ronge la vie inexorablement sans pour autant vous tuer, ce qui est fort injuste.

Maladies Neurovégétatives

Un neurone, ou cellule nerveuse, est une cellule excitable constituant l'unité fonctionnelle de base du système nerveux.
Les neurones assurent la transmission d'un signal bioélectrique appelé influx nerveux. Ils ont deux propriétés physiologiques : l'excitabilité, c'est-à-dire la capacité de répondre aux stimulations et de convertir celles-ci en impulsions nerveuses, et la conductivité, c'est-à-dire la capacité de transmettre les impulsions.
Les neurotransmetteurs, ou neuromédiateurs, sont des composés chimiques libérés par les neurones (et parfois par les cellules gliales) agissant sur d'autres neurones, appelés neurones postsynaptiques, ou, plus rarement, sur d'autres types de cellules (comme les cellules musculaires et les cellules gliales comme les astrocytes).
Les neurotransmetteurs sont divisés en plusieurs catégories :
les monoamines : sont synthétisées à partir d'un acide aminé :
les catécholamines sont dérivées de la tyrosine : dopamine, noradrénaline, adrénaline (épinephrine et norépinephrine sont des francisations des termes anglais).
la sérotonine (5-HT) qui dérive du tryptophane
le GABA dérivé de l'acide glutamique
l'histamine dérivée de l'histidine
les endorphines, molécules similaires aux opiacés
les acides aminés : acide glutamique, acide aspartique, glycine
substances chimiques diverses : acétylcholine, adénosine, anandamide
QUAND ÇA NE FONCTIONNE PAS BIEN, C'EST LA MERDE.
Plus précisément, on appelle cette merde « maladies neurovégétatives » (Parkinson, Sclérose en plaque)

Marcher, marcher, marcher sans trêve ni repos